• Le danseur se distingue de l’homme politique ordinaire en ceci qu’il ne désire pas le pouvoir mais la gloire ; il ne désire pas imposer au monde telle ou telle convention sociale (il s’en soucie comme d’une guigne) mais occuper la scène pour faire rayonner son moi. Pour occuper la scène, il faut en repousser les autres. Ce qui suppose une technique de combat spéciale. Le combat que mène le danseur, Pontevin l’appelle le judo moral ; le danseur jette le gant au monde entier : qui est capable de se montrer plus moral (plus courageux, plus honnête, plus sincère, plus disposé au sacrifice, plus véridique) que lui ?.