• Écrire un roman.

    Auteure, parfois fâchée avec l'orthographe mais jamais avec le sens des mots.
    Pour les puristes, attention ! Cela risque parfois de méchamment vous piquer les yeux
    ©STÉPHANIE C GABILLET Tous droits réservés.
    Un blog pour en lire un peu plus stephaniegabillet1.wordpr...

"L’homme, le phare et le temps." Perché au-dessus de la mer endormie, on voit le phare, À ses pieds, un court chemin étroit bordé de remparts. Fin de l’été, l’homme, visage buriné et larges épaules, S’affaire méticuleusement à trier et ranger ses gaules. Non loin de là, sur la plage, allongée à l’ombre d’une voile, Une masse brune étale lourdement ses pattes en étoile. Se pavane ainsi la chienne répondant au doux nom de fée, Pour rappeler le chapeau pointu de son museau élancé. Pa...Read more

"L’homme, le phare et le temps."

Perché au-dessus de la mer endormie, on voit le phare,
À ses pieds, un court chemin étroit bordé de remparts.
Fin de l’été, l’homme, visage buriné et larges épaules,
S’affaire méticuleusement à trier et ranger ses gaules.

Non loin de là, sur la plage, allongée à l’ombre d’une voile,
Une masse brune étale lourdement ses pattes en étoile.
Se pavane ainsi la chienne répondant au doux nom de fée,
Pour rappeler le chapeau pointu de son museau élancé.

Parfois, quelques curieux viennent troubler la quiétude des habitants,
Ici, le temps ne compte pas. Il se fige, puis s’étiole et s’égrène lentement.
Les journées se passent ainsi, au rythme des marées et des saisons,
Seuls les fous s’attardent l’automne et l’hiver sans véritable raison.

Au printemps, lorsque tout s’éveille à nouveau et reprend de la force,
Le gardien des lieux, s’égaye comme un pinson en bombant le torse.
Observant avec attention les gouttelettes déposées par les embruns,
Il sourit et ferme les yeux, pour humer avec plaisir leur parfum.

À travers les années, il aura vécu la solitude, appris la patience,
Durant les longues nuits de tempête, près du poêle en bleue faïence.
Scrutant l’horizon balayé par la lumière éclairant la mer et les voies,
Il n’aura entendu durant des jours que le son de sa propre voix.

Que le temps peut-être cruel,quand sa lenteur vous torture,
Que le regard se fixe sur l’horloge, et les peurs obscures.
Que le temps peut-être beau, quand il s’appelle amour,
Que le regard se fixe sur ceux qui se sont aimés jour après jour.

Stéphanie Gabillet.

Stéphanie Gabillet poète
Updated on 04 Mar 2017, 14.01

Citation

Avoir des idées communes c’est une chose, en oublier les siennes jusqu’à l’égarement de sa propre identité, cela en est une autre.
Nos vérités sont notre miroir, ne vivre qu’à travers celles d’autrui, c’est déjà se perdre.

Stéphanie Gabillet
Citation tirée de Taciturne (1 ère version.2013).

Stéphanie Gabillet poète
Updated on 04 Mar 2017, 14.01

"Fleurs d'été"

Éclatantes de couleurs, rougissantes,
Elles se reposent sagement au soleil.
Douces fleurs aux senteurs entêtantes.

 

Illuminant nos regards de leurs apprêts,
Leurs pétales colorisent nos états d’âme.
Elles brandissent fièrement sans arrêt,
Leur beauté éclatante de grandes dames.

Stéphanie Gabillet.

Stéphanie Gabillet poète
Updated on 04 Mar 2017, 14.01

Citation

Avoir des idées communes c’est une chose, en oublier les siennes jusqu’à l’égarement de sa propre identité, cela en est une autre.
Nos vérités sont notre miroir, ne vivre qu’à travers celles d’autrui, c’est déjà se perdre.

Stéphanie Gabillet
Citation tirée de Taciturne (1 ère version.2013).

Citation.
“ Relever la tête et affronter plutôt que de subir, tellement facile à dire, et parfois même facile à faire, à croire que nous avons de temps en temps une âme de gladiateur.
Ma dague et mon bouclier ce sont mes écrits, ils sont mes pensées, les reflets de mon âme, mon autocritique.”

(tirée de Taciturne. 1 ère version. 2013)

"Impatience"
Envie de croiser son regard sur moi juste encore une fois.

Revoir cette étincelle, étoile du berger, guider mes pas une dernière fois.

Le temps se prélasse, mais il ne s’achève pas. Il se joue de ma patience,

Me titille, mais dans sa langueur inexorable : ne s’égare pas.

Stéphanie Gabillet

Stéphanie Gabillet poète
Updated on 04 Mar 2017, 13.45

“Nuit d’été” Tromperies des sens sur ma peau sensible dévoilées, Par un frisson intense qui parcourt mon être rougissant. Révélation traîtresse de sentiments profonds mais refoulés, S’échappant furtivement, comme un félon, un mécréant. Il m’investit, m’hypnotise, captivant tous mes sens, De la sagesse qui m’échappe, il devient plus puissant. S’enorgueillit de ma faiblesse face à cette vitale essence, Cette passion qui m’investit corps et âme, m’alanguissant. Dans son regard intens...Read more

“Nuit d’été”

Tromperies des sens sur ma peau sensible dévoilées,
Par un frisson intense qui parcourt mon être rougissant.
Révélation traîtresse de sentiments profonds mais refoulés,
S’échappant furtivement, comme un félon, un mécréant.

Il m’investit, m’hypnotise, captivant tous mes sens,
De la sagesse qui m’échappe, il devient plus puissant.
S’enorgueillit de ma faiblesse face à cette vitale essence,
Cette passion qui m’investit corps et âme, m’alanguissant.

Dans son regard intense et profond, je me plonge volontiers,
Je me baigne délicieusement dans ses ondes enchanteresses.
M’y noyant avec onctuosité, enrichit de cet amour démystifié,
Additif puissant, ensorcelant, qui me nourrit de sa délicatesse.

Stéphanie Gabillet.